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| Re : Arrêtons de tout juger Ce serait l'idéal, cyclamen! Mais certains se considèrent comme supérieurs et détenteurs de certaines vérités, et se permettre non seulement de juger....de condamner les autres, mais de les attaquer, et de les agresser! Samedi dernier, j'ai tenu à m'assoir à l'avant du louage, étant chargée de deux sacs, j'ai été jugée par l'homme à qui ça n'a pas plu, et en plus par la femme qui se trouvait là , tous soutenus par le chauffeur! Ce monde d'hommes phallocrates me dégoûte!
__________________ Mamouchka veut dire, avant tout, être une maman, et il n'y a rien de plus doux! |
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| Re : Arrêtons de tout juger Idées clés: Le jugement est bénéfique quand il nous aide à construire notre identité. Nécessaire, il nous fournit des repères pour penser le monde qui nous entoure. Le jugement est toxique quand il sombre dans la médisance et nous permet trop facilement de nous sentir supérieurs. Destructeur, il nous conduit au rejet de l’autre. Dans un pays et une culture où la critique est érigée en art de vivre, asséner son avis sur tout et rien ne nous est devenu automatique. Au laminoir de nos jugements, tout peut passer : un film à l’affiche (« bon », « pas bon »), une string exposé en vitrine (« beaux », « horrible ! »). Mais aussi un Asslemiste (« trop vulgaire », « autoritaire »), un parent, un voisin… Lorsque cette tendance à juger devient un trait de caractère récurrent, elle peut empoisonner notre vie. Pourquoi ? Pas pour des valeurs morales ou de bienséance, mais parce que le fiel que nous diffusons à outrance se retourne forcément contre nous. L’énergie dépensée à juger ceux qui nous entourent est perdue, alors qu’elle pourrait nous servir à embellir nos vies, mener à terme nos projets ou créer des liens plus forts. Le détachement vis-à-vis de ce que sont ou font les autres nous permet d’agrandir notre liberté intérieure. De la critique constructive à la condamnation brutale, il n’y a parfois que quelques mots. Car si nous possédons une capacité innée à classer, jauger, évaluer, nous ne maîtrisons pas toujours l’art du discernement. Mais si juger est une activité nécessaire qui nous permet de nous forger des opinions, le jugement tourne trop souvent à la médisance et à la condamnation. Une tentation que souligne notre tradition, mais à laquelle beaucoup d’entre nous adorent succomber. Selon la psychanalyse classique, nous jugeons plus sévèrement les auteurs d’actions immorales si nous sommes tentés de les commettre. C’est une façon de nous punir, par procuration, de nos désirs interdits. L’intelligence Chez certains Asslemistes, l’intelligence est synonyme de pouvoir. Viser l’intelligence de l’autre revient donc à exprimer un désir de castration de cet autre. Complimenter autrui sur son intelligence signifie que je me sens assez solide pour lui reconnaître des qualités intellectuelles. Ou au contraire que je me sens tellement inférieur qu’il ne me reste plus qu’à l’admirer, béat. D’une façon générale, nous avons besoin de trouver bêtes les personnes belles : une façon de nous rassurer sur notre propre valeur. Le comportement Pointer la conduite de l’autre si elle se révèle hors norme sur Asslema est une façon de se rassurer sur sa propre normalité, sur son appartenance au groupe des gens bien, qui révèle là une étroitesse d’esprit ou bien une peur d’être exclu de la société. Concernant le savoir-vivre, dire d’une personne qu’elle est bien élevé signifie que nous la jugeons fréquentable. Déclarer que l’autre est un sauvage on revient à émettre des doutes sur son appartenance à l’espèce humaine, le traiter en sous-homme. Les opinions C’est peut-être, avec le physique, le domaine dans lequel nous jugeons le plus et presque sans y penser. Le vrai dialogue est d’ailleurs une rareté, tant chacun des quelque sept milliards d’hommes et de femmes que nous sommes est intimement persuadé d’avoir raison. La psychanalyse révèle qu’il existe une véritable jouissance dans l’acte de penser, d’élaborer des idées. Aussi les idées de l’autre – quand il nous frustre en nous empêchant de penser selon notre bon plaisir – peuvent-elles engendrer chez nous une véritable haine. À l’inverse, nous nous identifions et aimons les êtres qui partagent nos idées. Toutefois, ne fréquenter que des gens qui pensent exactement comme nous témoigne d’une angoisse de l’altérité, d’un manque de confiance en soi. A VOUS! Dernière modification par zazouta ; 25/11/2008 à 09h28. |
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