Affrontements à Gafsa L'armée tunisienne s'est déployée samedi après-midi à Redeyef (350 km au sud-ouest de Tunis) où le calme est revenu au lendemain d'affrontements qui ont fait un mort (un jeune homme de 25 ans) et 26 blessés, a indiqué un porte-parole du mouvement de protestation sociale, Adnane Hajji.
Le ministre tunisien de la Justice et des droits de l'Homme, Bechir Tekkari, a dit "regretter" samedi la mort d'un manifestant lors des affrontements survenus vendredi à Redeyef, expliquant que les forces de l'ordre étaient intervenues contre des individus qui fabriquaient des cocktails Molotov. Il a démenti que des actes de vols et pillage aient été commis.
"Halte à la répression, halte au massacre en Tunisie de manifestants pacifiques", a lancé Hamadi Aouina, membre du Comité de soutien à la population du bassin minier de Gafsa qui avait appelé à cette manifestation.
"Nous demandons des négociations entre les autorités tunisiennes et les manifestants qui protestent depuis des mois pour obtenir un emploi, contre la corruption et les inégalités dans le pays", a-t-il ajouté.
Selon Abdel Thabet, membre du comité formé de partis politiques et d'association de défense des droits de l'Homme, et plusieurs manifestants, dont certains ont leur famille sur place, le jeune homme tué a succombé à une balle "tirée dans le dos par la police".
Selon eux, une nouvelle manifestation a eu lieu samedi et l'armée était sur place pour tenter de calmer la situation.
M. Thabet a expliqué que l'agitation sociale avait débuté le 5 janvier à Redeyef, des jeunes diplomés dénonçant l'attribution "par favoritisme" d'emplois au sein de la compagnie des phosphates de Gafsa, principal employeur de la région.
__________________ Life isn't about waiting for the storm to pass. It's about learning to dance in the rain. |