| Avec la clope électronique, fini l’inhalation passive L’interdiction de fumer dans les lieux publics gagne du terrain un peu partout dans le monde. Mais la nécessité est mère de l’invention. La clope a donc un nouvel ersatz : la “cigarette électronique”, qui permet de fumer au restaurant ou en discothèque sans nuire à la santé d’autrui, grâce à une fumée ne contenant ni produits chimiques, ni toxines, ni substances cancérigènes. Les cigarettes électroniques limitent en outre la quantité de nicotine inhalée, écrit le site Gizmag.
La Crown 7, petit cylindre stylisé, renferme une batterie rechargeable et une cartouche remplaçable remplie d’eau, de propylène glycol, de nicotine et d’un arôme de tabac. Chaque cartouche équivaut à deux paquets de cigarettes et coûte 2 dollars, moins que les cigarettes traditionnelles, même si l’investissement initial va de 64 à 149 dollars. Trois modèles différents permettent de répondre aux besoins des fumeurs de cigarettes, de cigares et de pipe. La Crown 7 contient de la nicotine mais ne pollue pas. Sa vapeur est inoffensive, elle ne laisse pas d’odeur sur les vêtements ni dans les pièces, et elle n’est pas nocive pour l’entourage.
La deuxième invention est un vaporisateur d’air fabriqué par la société AIR-2, le Vapir, qui transforme les éléments actifs de presque toutes les plantes en une vapeur inhalable sans qu’il y ait combustion. “Quand un végétal brûle, sa composition chimique peut être altérée. Les flammes ont un effet catalytique qui créé de nouveaux composés”, explique Shaahin Cheyene, le directeur général d’AIR-2. Une micropuce brevetée régule la température de vaporisation en fonction de chaque plante afin d’éviter échauffement excessif et combustion. Le but est d’amener la plante à libérer ses éléments actifs sans les brûler. Les fumeurs ont ainsi leur dose de nicotine mais ils ne subissent pas les effets nocifs de la fumée. Lester Grinspoon, maître de conférences à la faculté de médecine de l’université Harvard, soutient ce système, qui “peut avoir de vastes applications et représente l’avenir pour les fumeurs, voire pour tous les malades sous traitement médical”. Selon lui, la vaporisation médicinale pourrait un jour se substituer aux aiguilles hypodermiques et à la médication orale, parfois perturbée par les enzymes digestives.
Reste à savoir si ces inventions seront acceptées par les autorités et les non-fumeurs, s’interroge Gizmag. Il sera sans doute difficile de convaincre les patrons de restaurants que ces cigarettes métalliques sont réellement inoffensives. Cela étant, tout ce qui peut rendre le tabac moins nocif et moins coûteux en termes de santé publique est bienvenu. Mais ces nouveaux produits pousseront-ils les fumeurs à se détourner des cigarettes traditionnelles ? |